Robinson et Vendredi

Institut de formation

Bienvenue sur cette page présentant l’institut Robinson & Vendredi, institut de recherche, de formation et de conseil en psychogérontologie et en écopsychologie.



L’institut est spécialisé notamment sur le prendre-soin des personnes souffrant de troubles cognitifs, sur l’accompagnement à l’élaboration d’un comité d’éthique, et sur l’accompagnement à l’élaboration et à la vie d’un jardin thérapeutique...

Il est dirigé par Jérôme Pellissier, écrivain, docteur en psychologie, chercheur… (sa bio synthétique est ici...)

Jusqu’il y a peu, l’Institut Robinson et Vendredi avait un site internet complet, avec les programmes détaillés de l’ensemble des formations proposées (notamment : Prendre soin des personnes présentant un syndrome démentiel  ; Elaborer un jardin thérapeutique et des projets d’activités thérapeutiques dans et autour du jardin  ; Prévention et apaisement des troubles du comportement dans les syndromes démentiels  ; Penser et monter un comité d’éthique ...).

Plusieurs de ces programmes ont été plagiés : copiés-collés dans des catalogues ou propositions de formateurs n’ayant les compétences ni pour les écrire ni pour les enseigner !

Décision a donc été prise de ne plus les publier ici. En revanche, il suffit de nous écrire (adresse de courriel en bas de page) pour nous les demander et nous vous les enverrons.

En attendant, loin des plagiaires et de leur pauvre monde, quelques pensées à partager ensemble :

Mais... quels liens entre les jardins et le prendre-soin ?

Et pourquoi Robinson et Vendredi ?


Quels liens entre les jardins et le prendre soin, entre la psychogérontologie et l’écopsychologie ?

Pour une réponse très complète, nous vous conseillons des promenades sur le site www.jardin-therapeutique.net.

Pour une réponse plus poétique, laissons Christian Bobin suggérer :



« Deux biens sont pour nous aussi précieux que l’eau ou la lumière pour les arbres : la solitude et les échanges.
(...)

J’aime appuyer ma main sur le tronc d’un arbre devant lequel je passe, non pour m’assurer de l’existence de l’arbre - dont je ne doute pas - mais de la mienne.
(...)

Le tremblement des acacias dans le jardin de la maison de long séjour rappelle quelque chose à mon père – sans doute les acacias qui frissonnaient près de l’immeuble où il vivait, il y a encore un an.

Les petites feuilles vertes diffusent dans son esprit une lueur pauvre venue, semble-t-il, du fond des temps : un an pour lui est beaucoup plus qu’un an pour nous.

Ceux qui ont très peu de jours et ceux qui sont très vieux sont dans un autre monde que le nôtre. En se liant à nous ils nous font un présent inestimable.

Les moineaux envahissent l’arbre devant la fenêtre sans lui enlever une paix dont leurs bavardages sont une part substantielle.

 Et quand trop de sagesse risque de l’engourdir, le vent le chahute comme on passe une main dans les cheveux d’un enfant adoré.

L’arbre devant la fenêtre et les gens de la maison de long séjour ont la même présence pure – sans défense devant ce qui leur arrive jour après jour, nuit après nuit.

Les fleurs des acacias, blanches et grêles, ont l’éclat d’un baiser d’enfant.

 Quelques fleurs, vendangées par une pluie nocturne, sont tombées sur une table du jardin de la maison de long séjour.

 Mon père les regarde.

 Il a dans les yeux une lumière qui ne doit rien à la maladie et qu’il faudrait être un ange pour déchiffrer. »

Extraits de Christian Bobin, La présence pure. Éditions Gallimard.


Pourquoi Robinson & Vendredi ?

Une situation bien particulière, mais pas rare : lorsqu’une vieille personne, sans famille ou dont la famille est affectivement ou géographiquement loin, n’a plus pour seuls interlocuteurs humains que les quelques soignants qui en prennent soin.

Quand Robinson n’a plus, sur son île déserte, que Vendredi comme autre semblable, comme témoin, représentant de l’espèce humaine.

Le rôle essentiel des relations humaines pour le « se vivre humain », ne peut qu’être très exigeant. Il crée pour le soignant une responsabilité particulière : elle l’oblige à ce qu’on pourrait qualifier de « principe d’humanité ». Elle l’oblige à porter cette responsabilité gigantesque d’être en effet, au-delà de sa propre individualité, au-delà de son statut de soignant, le représentant, auprès de ce vieil humain solitaire, de tous les autres humains. Elle l’oblige à lui signifier, par chacun de ses regards, de ses paroles, de ses gestes, qu’il est précieux au regard de tous les autres Hommes.


Elle lui intime de l’accompagner comme le ferait Vendredi de Robinson, comme le ferait un frère. Car il s’agit bien de fraternité. D’une fraternité d’espèce, profonde, fondamentale. Qui nous oblige pour que jamais l’une ou l’un d’entre nous ne puisse se sentir vivre et mourir en dehors de sa famille humaine. Ce principe d’humanité est un devoir absolu : chacun d’entre nous est responsable de l’Homme.

Pour cheminer à ce sujet, un petit texte sur Robinson, Vendredi et le prendre-soin...

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